Les cauchemars

La définition du wiki est simple et factuelle : « Le cauchemar c’est un rêve causant une forte émotion négative, le plus communément de la peur ou de l’horreur, mais également du désespoir, de l’anxiété ou une grande tristesse. »… De l’anxiété ? Une « grande tristesse » ? En dormant ? Tiens tiens !! :)

L’état des connaissance à ce sujet est disparate, on trouve des dizaines d’explications, toutes complètement différentes… je vous en met quelques unes que j’ai trouvé :

– Pour Galien, il s’agit d’un asthme nocturne (…)
– Pour Boissier de Sauvages, l’angoisse du cauchemar n’est que la conséquence d’un obstacle à la respiration
– Pour Dubosquet, il s’agit d’une maladie nerveuse (trop fort, tout les mômes sont des malades !..)
– Pour Baillarger Jules, le cauchemar est un rêve pénible (lui c’est Rantanplan :) )
– Pour Ernest Jones, le cauchemar exprime un conflit psychique relatif à un désir incestueux (…)
– Pour Michel Collée 1987, le cauchemar est en rapport avec une souffrance in-nomable d’une altérité que le désir suscite, une image qui signe l’inaccessibilité de la parole à en rendre compte (heuu.. lui sa technique c’est de nous faire oublier la question :D )

:D :) c’est drôle au moins non ? :) bon, alors, non : le cauchemar est un des symptôme notoire d’un déséquilibre important des sensations, nous en avons quand notre nous sommes en « manque » de peine important. C’est un cas d’école d’ailleurs, il symbolise à lui seul toutes les conséquences de la contrainte d’équilibre

En général nous avons un certain contrôle sur nos sensations, si on se « sent mal » on peut le « cacher », ou le « contenir » d’une certaine façon, mais quand on dort ce contrôle se « relâche » et si un gros volume de peine s’est accumulé et est contenue tant bien que mal lorsque nous sommes éveillé, il « explose » quand nous sommes endormis et que notre contrôle est affaibli. Ca nous réveille le plus souvent car on ne peut pas vivre de sensations dépassant un certain seuil en dormant.

Les enfants de nos sociétés « moderne » sont les plus susceptible d’être touchés par les cauchemars, car ils n’ont, en général, pas vraiment de raisons de se sentir mal. Ils « s’amusent » tout le temps, ils jouent, n’ont pas vraiment de soucis « réel », ils sont protégés, et c’est très bien comme ça. Mais du coup ils sont fréquemment en déséquilibre important comme le Dimanche soir par exemple après s’être bien amusé tout le week-end (et pas seulement les enfants hé hé ;) ).

C’est chez les enfants qu’on voit souvent les plus grands déséquilibres, leurs pleurs à chaudes larmes sont désarmants par leurs manque de causes « réelles », d’explications… Un rien les fera sombrer dans une profonde tristesse incompréhensible à nos yeux… Certains adultes (pas forcément les parents) vont d’ailleurs s’énerver en les grondant de pleurer soit disant « sans raisons » !… Ce qui est une des erreurs les plus graves à faire avec les enfants, c’est terrible de se rendre compte que ça revient à ajouter de la peine à un être désemparé qui souffre déjà beaucoup…

Les parents avertis sauront qu’il est sage, dans ces moments de crises importantes (comme les cauchemars, donc, mais pas seulement en fait) de limiter leur tristesse, sans espérer la stopper de suite. Par une simple présence, en les prenant dans les bras, en leurs parlant, en leurs expliquant qu’on y peu rien et surtout qu’on les comprend, que c’est dur oui, mais le rassurer, et lui expliquer que ça va passer, car il faut lui faire comprendre et lui apprendre à gérer tout seul sa peine aussi. Et en attendant d’essayer d’éviter à l’enfant d’aller trop loin dans la peine dans les moments où c’est le plus dur car une angoisse trop forte « marque au fer rouge » l’esprit, surtout à cet age, et laisse des restes toujours néfastes une fois adulte, affectant gravement la confiance en soi par exemple.

Il sera bon aussi un peu plus tard de rebondir sur ce qu’il s’est passé, pour continuer de leur expliquer doucement, leur faire des petites remarques de temps en temps, sur le fonctionnement de nos sensations, l’équilibre, tout ça… Les mômes comprennent tout de suite c’est assez étonnant, bien plus que tout ces adultes qui ont été bercés de mensonges a base de contes de fées où tout le monde est heureux « pour toujours » à la fin.

Sinon je disais qu’on ne peut pas vivre de sensations dépassant un certain seuil en dormant, mais pourtant je pense que dans une certaine mesure l’équilibre est rétabli doucement durant le sommeil, mais pas pour des « gros volumes » donc, ça serait trop facile :) ;)

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Une réflexion sur “Les cauchemars

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