L’oeuf ou la poule

Les joies et les peines dans nos vies sont généralement provoquées par des événements « extérieur ». Une bonne ou une mauvaise nouvelle, l’acte de quelqu’un, une information dans les médias, .. il y a juste des milliards de raisons possibles, on est d’accord.

Le hic c’est que le même genre d’événement ne provoque pas toujours la même sensation… Un jour on ne supporte pas la moindre remarque de qui que ce soit, un autre jour ils peuvent bien penser ou dire ce qu’ils veulent, on s’en fou un peu… Un jour ça nous gonfle, mais grave, d’aller bosser, un autre, à la limite, on est presque content.. ou en tout cas ça ne nous dérange pas… Un jour on sera affecté d’apprendre qu’une personne est morte dans des circonstances « injustes » aux informations, un autre jour on est pas vraiment touché… Un jour tout nous agace, un autre tout glisse sur nous sans nous affecter vraiment…

En premier lieu pour expliquer ça il y a le phénomène « d’habitude » à l’événement en question, si on se voit offrir 5 fois des fleurs dans la journée, à la fin ça fera tout de même un peu moins plaisir que la première fois c’est probable..

Mais classiquement on l’expliquera plutôt en disant qu’il y a des jours ou on est de « bonne humeur » et d’autre ou on est de « mauvaise humeur ». Et c’est pas mal.. :) En effet, au sens du déséquilibre, être de bonne humeur correspond a un état de déséquilibre du coté de « trop de peine », donc une forte sensibilité à la joie et être de mauvaise humeur correspond a un état de déséquilibre du coté de « trop de joie », donc une forte sensibilité à la peine.

Jusque’ici tout va bien ;)

Mais si parfois quelque chose provoque une sensation et si d’autres fois cette même chose ne provoque rien on est en droit de se demander si ça ne serait pas plutôt l’état dans lequel on est qui permet a l’événement de provoquer un effet, et donc « d’exister » d’une certaine façon !! :)

Nous donnons de l’importance aux choses dont notre état d’équilibre « du moment » à besoin, le reste passe inaperçu. C’est donc d’une certaine manière notre état d’équilibre (ou plutôt de déséquilibre), donc nos « manques » qui « créés » les événements… Le plus souvent.

Voilà, dans la majorité des cas c’est bien notre état d’équilibre qui détermine les événements auxquels nous allons donner de l’importance, et que nous allons donc faire « exister« , dont nous allons nous souvenir, et non les événements qui provoquent des sensations.. c’est drôle non ? :)

Enfin, il me parait important de savoir que c’est l’oeuf qui a créé la poule ! :) en effet selon la théorie de l’évolution (largement admise de nos jours) par un processus de mutation génétique l’oeuf de poule à été pondu par un animal très proche de la poule mais qui ne peut pas encore être considéré comme une poule.. et toc ;)

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14 réflexions sur “L’oeuf ou la poule

  1. J’aime bien vos analyses, simples, mais pas simplistes…

    C’est drôle, parce que j’essaie d’analyser en ce moment ce qui change en moi, comme ça, d’un jour sur l’autre, et qui fait que je ne vis pas ma vie de la même façon d’un jour sur l’autre, d’un mois sur l’autre… Au final, j’avais surtout mis le doigt sur mes cycles ! Ce qui peut me faire changer du tout au tout, ce sont bien mes règles ! Vous savez : « souvent femme varie ».

    J’ai tendance à prêter aux hommes une certaine stabilité, du fait de la stabilité de leur hormones, qui stabilise leur état intérieur. Contente d’avoir tort !

  2. Merci :)

    Vous savez en plus d’être obviously plus facile à comprendre en étant simples, il semble que la simplicité soit une preuve de justesse dans les raisonnement ;) (ce qui me parait évident..)

    Sinon les règles sont des peines qu’on accepte (enfin quand on les acceptes comme vous) et cela me parait infiniment sain, c’est une occasion providentielle de se ré-équilibrer d’une façon naturelle… Aussi bien pour la femme que pour l’homme qui doit « endurer » une humeur plus « sensible » (ce qui à pour effet de « nettoyer » la relation d’ailleurs, donc pas seulement l’utérus ;) )

    Bref je trouve ça dommage « d’éliminer » médicalement cette source naturelle de peine, et de se voir contraint ensuite de la remplacer par des problèmes tout a fait artificiels par contre :( …

  3. Mwouais.. la nature, elle m’a fait décéder durant des années chaque mois. Quand on est au travail, qu’on a des responsabilités qu’on ne peut pas reporter, merci bien. Je baise les pieds de ma gynéco (qui me suis médicalement tous les 6 mois, je précise, parce qu’effectivement, la pilule n’est pas un médoc anodin) qui m’a prescrit une pilule que je peux prendre en continu.
    Souffrir pour me rappeler ma nature humaine, j’ai donné; j’ai autre chose à faire.

    Perso, depuis que j’ai cessé d’analyser mes « déséquilibres » émotionnels, je vais beaucoup mieux, rires ! (Ce n’est pas toujours flagrant pour ceux qui m’entoure ;) )
    Un humain sans déséquilibres ne me semblerait pas humain.
    J’aime bien votre façon d’écrire et grâce à vous je connais enfin la vérité sur la poule ! Merci !

    • Non.. on ne s’est pas compris, je ne parlais pas des règles en tant que moyen de « souffrir pour se rappeler notre nature humaine » je parle d’une « bonne » raison de « peine » parmi plusieurs raisons dont il faut obligatoirement en choisir certaine

      Ce n’est pas évident au premier abord car c’est assez original et plutôt « à contre sens » mais si vous avez un peu de temps allez jeter un oeil à la contrainte d’équilibre pour avoir une introduction sur l’idée de base dont découle tout les articles ici…

      Sinon, je dois avouer sincèrement, et même si ça restait ma seule contribution, que je suis bien content de vous avoir éclairé sur la poule ! ça rend mon week-end lumineux :D (pourtant y fait pas beau hein ! :) )

    • Je rebondissais sur le com de Volubilis au sujet des règles (cycles), je n’ai pas été très claire non plus, sourire.

      Sinon, je suis bien d’accord (j’ai lu l’autre billet proposé aussi), le fait d’accepter les peines, de savoir les vivre (au mieux) est important. C’est depuis que j’ai compris ça, je crois que je vais mieux, je n’ai plus peur de mes émotions « négatives » et je les gère plus facilement.
      La contribution sur la poule n’est pas la seule chose qui m’a marquée ici, je crois que je viens de découvrir un blog où un homme ose parler de sa sensibilité et de ses faiblesses (sans parler de sexe) et ça, sur les blogs, vous êtes un des rares que je croise, rires ! (et crévindjou, que ça fait du bien !!)
      Voili, voilou ! Bon weekend :)

    • Sans parler de sexe, sans parler de sexe.. il y a quand même UN article qui en parle ! ;) mais bon.. c’est toujours sur le même « thème », j’avoue :)

      Et je suis bien d’accord aussi avec vous ! c’est un peu le message que je cherche a transmettre d’ailleurs finalement : des peines assumées par chacun.. pour se porter mieux, individuellement, certes, mais aussi pour un monde meilleur ! :o

  4. @ Emma : je sais que l’on peut difficilement soutenir mon propos… Mes règles ne me font pas décéder, c’est bien pratique. Enfin, plus, parce que ce fut le cas quand j’étais ado, c’est clair qu’on a autre chose à faire. Disons que le monde tel qu’il est ne nous laisse pas nous mettre à l’écart avec une bouillotte, une camomille et un bon bouquin pour nous laisser le loisir de digérer nos cycles.
    Mais il est étonnant de constater comme… ça peut passer. Si je suis tendue, stressée, mal dans mon couple, les douleurs ont tendances à revenir; Ressasser, mâcher son mal-être en l’analysant en permanence n’est pas très bon, en effet. Des règles douloureuses signent déjà un déséquilibre, ça n’est pas une fatalité.
    A mes yeux, la pilule fait partie de notre médecine allopathique, qui ne se soucie que d’éliminer les symptômes, nous évitant de nous interroger sur les causes.
    Malheureuse en amour, je dérouille tous les mois, et puis peut-être d’autres raisons… je ne sais pas. Faut aller bien pour aller bien.

  5. Je suis bien d’accord sur le fait que les « problèmes qui font problème » sont ceux sur lesquels on focalise son attention. Parfois pour ne pas voir des plus « gros problèmes » d’ailleurs, je pense et donc, en ce sens, faire une « montagne » d’un truc pas trop important permettrait d’être moins soumis aux émotions dévastatrice que le petit truc nous épargne (parce qu’il cache un vrai gros problème). Par conséquent, dans certains cas, « avoir des problème », pourrait contribuer à notre « contrainte d »équilibre ». Non?

  6. Oui c’est assez surprenant au premier abord de dire que d’avoir des problèmes peut-être presque considéré comme « bénéfique » (car cela provoque de la « peine » d’une façon ou d’une autre et contribue donc à notre équilibre émotionnel en permettant de ne pas être dans un état de grand grand déséquilibre (ce qui est le pire des états, à tout point de vue..))

    C’est une façon originale de « positiver » on va dire hé hé !! :))

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