Eureka

C’est marrant j’ai l’impression de n’avoir parler à personne de la façon dont j’ai « découvert » cet « équilibre des sensations » il y a.. heuu.. mince :s super longtemps maintenant.. arf comme le temps passe… Bref, j’allais au travail en voiture, j’étais dans les bouchons, rien dans ma vie n’était « particulier », il faisait moche, et c’était Lundi matin ! La totale donc. En tout cas largement assez pour avoir toutes les raisons de ne pas me sentir dans ma « meilleure forme » on va dire… Et d’un seul coup je me rend compte que nan ! je me sens super bien :o !! Primesautier même !!! Immédiatement mon cerveau de scientifique détecte un BUG, lève une alerte (lol..) et je commence à me poser des questions (même pas peur..) :

Normalement si toutes nos sensations sont déclenchées par « quelque chose », par exemple notre état de santé ou des évènements extérieurs, là, pour le coup je n’aurais pas dû me sentir bien.. il y avait un problème !.. A moins que..!? :o :idea: : les sensations n’aient un système de fonctionnement « spécial » en plus des différentes « raisons » et causes qui peuvent les déclencher… Un système supplémentaire indépendant de ces raisons et causes… c’est alors que j’ai envisagé l’hypothèse : les sensations agréables sont en même intensité/durée que les sensations désagréables.

Conclusion : j’avais passé un week-end de merde :) .. probablement.. et je venais de faire une découverte qui allait changée ma vie… Complètement :o

A partir de ce moment, passionné par mon nouveau jouet, j’ai commencé à chercher des preuves pour vérifier mon idée. Je crois que parmi mes tout premiers « bon sang mais c’est bien sur ! c’est a cause de ça que… » il y a eu celui là : « bon sang mais c’est bien sur ! c’est a cause de ça que les gens riches, célèbres, beau et tout n’ont pas l’air plus heureux que nous !! :o « . Et aussi en particulier je me rappelle d’un exemple, à l’époque, qui m’avait bien frappé car il est tellement évident, c’est un cas d’école en fait : le célèbre fou-rire de Sérillon et Boujenah… Les fou-rires sont des exemples « classiques » de déséquilibre important, une sensibilité très importante au groupe des sensations agréables, qu’on ne peut plus contenir et qui « explose »… Un peu comme les « montées d’angoisses » par exemple dans « l’autre sens »… En effet le Téléthon est un évènement « triste », sur une longue durée et il faut afficher une attitude « sombre » tout le long, même pendant la préparation de l’évènement j’imagine… Alors au bout d’un moment Sérillon et Boujenah ayant tellement ressenti de sensations « tristes », ont « explosés », de rires, ils ont « craqués ». Il le dit d’ailleurs « c’est les nerfs » :) …

Et c’est remarquable : « les nerfs ».. on accuse toujours toute sorte de « faux coupables ».. donc là, on accuse.. les nerfs ! :o .. Parmi les « grands candidats coupables classiques » il y a aussi « le conjoint » (est-il besoin de le rappeler..), et la fatigue aussi souvent pour expliquer les « pleurs désarmants » des enfants… Mais bien sur, tout ça, c’est juste du « déséquilibre ».

Vous allez me dire ( :D ;)) :

« – ils n’ont qu’a « afficher » le fameux masque sombre de circonstance et « ressentir » du bien être tranquillement « dans leurs têtes ».. comme ça ils ne se « déséquilibrent » pas trop et ne risque pas « d’exploser » en fou-rire (ce qui la fou un peu mal quand même au milieu de gosses qui meurent d’une maladie (disons qu’une fois ça va mais si ça se répétait se serait juste la fin de l’émission..)) »

Hé non ;) on ne peux pas ! C’est dommage mais c’est également une chose que j’ai constaté rapidement, c’est très difficile de ressentir une sensation et d’en « afficher » une autre.. En tout cas moi j’ai du mal. (j’aimerais bien savoir si c’est pareil pour les gens d’ailleurs..)

D’autres vont me dire un truc du genre :

– Mais non, si tu te sentais bien dans ta voiture ce matin là c’est parce que tu avais un bon « état d’esprit »… C’est ça LE secret du bonheur..! garder un état d’esprit « positif », même si les évènements qui nous arrivent sont pas terrible, ou simplement « insuffisant »…

Bah voyons, si pour être « heureux » il suffisait d’avoir juste un « bon esprit » (c’est à la mode je crois en ce moment..?), et si ça marchait ;) ça ferait loooongtemps que ça se saurait et qu’on serait dans le monde merveilleux des Bisounours sur terre :P C’est un truc qui peut marcher un moment, si on est pas trop en déséquilibre, car en effet on peux « influencer », « diriger » en fait ses sensations (même dans le sens « désagréable » d’ailleurs, ce qui est providentiel..) et ça n’est pas une grande découverte, tout le monde s’en rend compte avant 5 ans je pense, mais voilà quand il y a un « trop plein » de l’un des deux groupes, l’autre groupe commence à devenir « pressant »… Et c’est marrant parce qu’on s’en rend compte très vite aussi de ça, j’ai noté des phrases étonnantes de mômes du genre (après avoir pleuré « sans vraiment de raisons »..) : « ça y est, j’en ai plus de la tristesse » ou au sujet d’un autre enfant pleurant, dire sur un ton étonnamment « compréhensif » : « il doit faire sortir ses larmes, c’est pas grave » :o … En grandissant apparemment on oublie ;)

Bref après avoir fait ma petite « découverte » j’ai cherché des « preuves » (et j’en ai parlé à.. tout le monde ! ;) ) pour « vérifier » l’idée. Avec tout les indices « confirmant » que j’ai trouvé, comme je le disais, il m’a fallu à peine quelques années pour être à peu près certain qu’en effet, ça fonctionnait bien comme ça. Mais ce n’est pas fini, ça c’est juste la règle « générale », ensuite il faut préciser l’idée, et son intégration dans nos vies… Et ça prend du temps en fait on ne se rend pas compte… Quand on a le résultat tout fait, là, c’est facile, mais quand on avance en territoire inconnu, sans savoir ce qui est juste ou pas, à devoir vérifier chaque hypothèse (quand on en a trouvé..) c’est comme d’avancer dans le noir dans un labyrinthe, ça prend du temps quoi…

Le dernier fignolage (en avant première ;) ) c’est qu’en pratique, les « événements » de notre vie, les choses qui nous arrivent, nous font plus ou moins d’effet en fonction de nos « besoins en sensations » du moment, donc en fonction du « déséquilibre » actuel. Un événement nous sera indifférent si on a besoin de rien « en peine » ou provoquera une véritable angoisse si on est en grand déséquilibre.. de la même manière dans l’autre sens un truc ne nous fera pas rire du tout si on a besoin de rien « en joie » ou bien déclenchera un fou-rire si on est en grand déséquilibre. Nous faisons donc coller « bon an mal an » nos besoins en genre de sensations aux événements du moment… Et des fois, une même nouvelle (pas vraiment « typée » de façon agréable ni désagréable) provoquera l’une ou l’autre des sensations selon le besoin :o … Là c’est très fort :) ;)

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4 réflexions sur “Eureka

  1. c’est intéressant mais qu’est ce qui pourrait bien justifier un pareil équilibre ? sur quelles études, fondements scientifiques vous basez vous pour l’expliquer ?

  2. J’ai l’impression d’avoir découvert après 40 ans (bien tapés) ce qu’apparemment des gens sauraient depuis l’âge de 5 ans (gloups). Mais « positiver » de manière intelligente, ce n’est pas se « rendre heureux artificiellement », selon moi. C’est juste « relativiser » pour ne pas trop s’angoisser quand on sait qu’on a un équilibre émotionnel « précaire ».
    D’une manière générale, sauf en cas de surentraînement extrême (certaines professions ou certains escrocs, rire!), les gens ne peuvent pas (d’après ce que je sais) exprimer (verbalement, corporellement…) durablement d’autres sensations que celles qu’ils éprouvent.
    J’aimerais alors savoir ce que tu penses de l’idée selon laquelle il serait « bon » de laisser ses émotions s’exprimer. Cette idée est « assez à la mode » mais j’y vois un petit inconvénient : je suis convaincue que certaines « émotions » (on passe ici des « sensations » aux « émotions ») sont « fausses », autrement dit, qu’on ressent parfois les émotions d’autrui. C’est le cas, des gens devenus trop empathiques pour différentes raisons.

  3. Non je pense que toi aussi tu l’as découvert à 5 ans ou avant :) car attention à ce propos je parle juste « d’influencer ses sensations » et non pas de « positiver » ce qui est un peu plus complexe en effet… Donc toi aussi tu t’es rendu compte très jeune (comme tout le monde) qu’on pouvait simplement « faire semblant » d’être content ou semblant d’être triste à tel point que ça fini par « influencer » au moins un peu notre humeur non ? En tout cas je crois que les gens s’en rendent compte (et l’utilise) au minimum inconsciemment (ce qui fait d’ailleurs des ravages parce que ça force la « machine » en mode joie et la seule « sortie » possible à ce moment pour rééquilibrer les sensations est une « explosion » incontrôlée d’une forme de peine, à savoir, au choix : anxiété, colère, angoisse, etc..)

    Pour moi, quand tu dis « relativiser pour ne pas trop s’angoisser » je le traduit ainsi : tu te trouves à un moment en grand déséquilibre, dans le sens d’une grande sensibilité à la peine (donc « trop de joie vécues »), et ton « esprit » commence vraiment à chercher une solution, une « raison », pour ressentir ce qu’il lui manque (en peine). A ce moment il s’engouffre donc littéralement dans la moindre raison de peine qu’il trouve et « relativiser » revient à essayer de « limiter l’engouffrement », pour ne pas tomber dans des états excessifs comme une crise d’angoisse ou autre état de ce genre difficile à supporter… Et, toujours « pour moi », l’expression « équilibre émotionnel précaire » signifie que tu es « capable » de grands déséquilibres (comme moi ;) serait-on « émotifs » ? ) et que tu as déjà senti de nombreuse fois la peine « pressante » prête à « s’engouffrer » ;) (comme moi ! :) )

    Et après toutes ces années je crois également qu’il est difficile, ou en tout cas que ça coûte très cher en énergie (donc ce n’est pas tellement rentable ou alors pour de très ponctuelles occasions importantes), d’exprimer (verbalement, corporellement…) durablement d’autres sensations que celles qu’on éprouve en réalité… Et c’est bien comme ça j’ai l’impression, sinon on ne saurait plus qui ressent quoi et ça serait le bordel non ? :)

    Sinon les émotions et les sensations conduisent toutes les deux à des « états » plus ou moins agréables ou désagréables (joies et peines pour simplifier). La différence entre les deux se trouve dans leurs causes : une sensation est la conséquence physique directe associée à la perception sensorielle (relation à la température, à la texture, etc..), sa cause est donc plutôt physique. Une émotion est une réaction psychologique à une « situation » réelle ou imaginaire interprétée par l’esprit, elle est donc généralement plus « complexe » on va dire mais le résultat « final », ultime, plus ou moins agréable ou désagréable, au niveau de la conscience, est le même. Exactement le même.

    A tel point qu’on pourrait d’ailleurs presque dire par abus de langage que les émotions provoquent des sensations (agréables ou désagréables) et c’est pour ça que j’emploie plutôt le terme « final » sensation qui fait quand même référence au terme « ressentir »… Ca me parait plus « direct » pour parler de ce que l’on « ressent » d’agréable ou désagréable, de « joie » ou de « peine », mais le terme « émotion » est tout aussi valable bien sur… (Du coup je vais ajouter cette précision dans l’article d’introduction à la contrainte équilibre :) merci à toi !! Le vocabulaire me fait un peu défaut comme je l’ai dit, il m’aurait fallu un troisième mot regroupant les deux, du genre : « sémation » :) ;) )

    Mais avant de répondre à ta question je crois d’abord qu’il faut bien établir une chose primordiale : qu’elle qu’en soit la cause, émotion ou sensation, aucune joies ni aucune peine ne peut être fausse. Toutes, absolument toutes les joies se valent, et toutes les peines aussi quel qu’en soit leurs causes : psychologiques, physiques, sexuelles, mécaniques, imaginaires, etc, etc… On peut très bien atteindre un grand déséquilibre par les seules sensations « physique » (caresses ou torture par exemple) et par les seules émotions « psychologiques » (admiration ou angoisse par exemple) ou par une combinaison des deux.

    Par contre il y a bien des « causes » qui sont fausses, c’est très important de le préciser car ce ne sont en aucun cas les sensations « bonne » ou « mauvaise » (que l’on ressent) qui sont « fausses », il faut en être bien conscient. J’insiste donc :) ;)

    Donc de fausses causes, ça oui ! Il y en a plein par contre !! ne serait-ce que par le « besoin de joie » ou le « besoin de peine ».. on arrive même carrément à créer des « causes » à partir de presque rien… J’en parle un peu dans « Un coupable ! » et dans « L’oeuf ou la poule ». A chacun de « juger » la valeur de ses causes et raisons de joies et peines, c’est quand même très subjectif, mais ton exemple « ressentir les émotions d’autrui par empathie » ne me parait pas être une si « mauvaise » cause que ça.. je trouve même ça plutôt bien personnellement (dans une certaine limite bien sur).. c’est pas individualiste déjà et c’est beaucoup… en tout cas c’est bien moins pire que bien d’autre causes.. (mieux que de gueuler comme un furieux sur quelqu’un parce qu’il avance pas assez vite sur la route !! :) (exemple pris complètement au hasard parmi juste des millions !! :s ))

    Ta question enfin :) ha ha !! ;) (mais ton commentaire est très intéressant alors il amène une réponse « complète » :) ) : Donc selon moi, oui, il est bon de laisser ses sensations et ses émotions s’exprimer ! tout simplement pour se sentir « vivant », ressentir de la joie, de la peine pourquoi pas, c’est ça la vie ! (en les contrôlant un peu parfois quand elles excédent les limite de la bienséance.. évidement.. ça se résume par la remarque que l’on pourrait faire à quelqu’un qui dépasse la mesure : « ho ho !! calme ta joie un peu là stp ! » :) ou alors dans l’autre sens, pour quelqu’un qui sombre dans la tristesse, ou carrément dans la « panique » : « ho ho !! reprend toi bordel ! » :s )

    Donc oui laisser nos émotions le plus libre « possible », mais attention il faut simplement être conscient du « problème » que ça pose : l’équilibre !! Vivre des joies certes, mais accepter les peines « d’équilibres » incontournables que ça impose… Car « rester » a un moment en déséquilibre trop important est la pire des choses qu’on puisse faire a son esprit et a son corps.

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