Ben et toi alors !?

Comme je le disais dans Eureka quand j’ai découvert cette histoire d’équilibre, passionné par mon nouveau jouet, j’ai commencé à chercher des preuves partout pour vérifier mon idée, et pour ce faire j’en ai parlé à .. TOUT LE MONDE !! :D

Et je continue encore aujourd’hui ! ;)

Alors dernièrement j’ai vu l’histoire d’une personne qui semblait relativement heureuse sur de nombreux plans tous « majeurs », un couple heureux, une relation « par plaisir » avec un amant, le tout bien équilibré donc sans que ça ne fasse de problèmes, de légers inconvénients mais dans l’ensemble une nette dominance de « joies », et je lui ai demandé presque par réflexe : « mais où est-ce que tu vis ta ‘peine’ dans tout ça ? »...

Je dis « presque par réflexe » parce qu’au début quand j’essayais de mieux comprendre ce que je venais de soupçonner j’étais presque content de trouver quelqu’un qui semblait « heureux tout le temps », tout simplement parce que je me disais qu’il y avait un espoir pour moi aussi donc !! :) mais non.. à chaque fois que je « grattais » un peu, (« j’enquêtais » même carrément on pourrait dire à l’époque :) ), invariablement je découvrais quelque chose.. une « face cachée ».. des secrets même...

Ca pouvait être une ambiance ultra merdique à la maison alors que l’homme paraissait super épanoui au boulot, des crises d’angoisses ou des insomnies très pénibles, des femmes insoupçonnables m’ont avouées qu’elles recherchaient clairement des relations sexuelles « violentes » à la limite du « masochisme » presque brutalisée, des tas de mecs supers, vraiment supers sympas, mais qui en privé piquaient parfois des colères de malade à faire peur (surtout après les victoires au football, grandes source de joies, donc de déséquilibres), des femmes ultra possessives et des hommes d’une jalousie maladive, ou l’inverse.. pour d’autre un mal plus physique, souvent chronique, de violents maux de têtes, des problèmes de santé, pas toujours la même partie du corps d’ailleurs mais à chaque fois un truc qui leurs posait un vrai souci..

Bref TOUT LE MONDE avait son truc... :| au début franchement ça ma foutu les boules j’avoue.. c’était la fin du conte de fée.. il y avait bien autant de joies que de peines.. c’était bien comme ça que ça marchait, il n’y avait plus de doute :(

Or donc dernièrement, j’ai demandé à quelqu’un qui semblait relativement heureuse « comment elle vivait sa peine » (alors des fois quand je pose cette question je suis bien reçu hein :evil: faut voir ha ha :D mais bon c’est pas grave, qui ne tente rien n’a rien, et en prenant des risques j’ai appris tellement de choses que je continue !! :) ) mais après :idea: je me suis dis : et si elle me répondait agacée :

« – Ben et toi alors !? tu la vis où ta peine !.. »

:D :) Après que tout ces gens m’aient aidés à mieux comprendre cette histoire d’équilibre en répondant à mes questions, en papotant simplement, ou en se confiant, sur un aspect très personnel, presque tabou même dans nos sociétés occidentales, leurs peines, ce ne serait pas très fair-play de ne pas répondre à mon tour !... Alors voilà :

Avant de découvrir la contrainte d’équilibre et encore un peu après, la plupart du temps je me tapais des angoisses la nuit, je me réveillais et c’était la panique à bord, pour des trucs complètements imaginaires, et plus particulièrement (en substance) « l’infini » ! :D ... Si si, comme je suis un peu passionné de physique depuis tout gamin l’infini de l’espace et du temps ça m’angoisse facilement... Avouez que c’est flippant de toujours pourvoir avancer dans l’espace sans qu’il y ait jamais de « mur » non ?! on peut TOU-JOURS continuer a avancer ça ne s’arrête JA-MAIS !! :O .. non mais je sais pas si vous vous rendez compte !? c’est complètement dingue non ?! :( ... il n’y a PAS DE « FIN » !!.. c’est infini !.. c’est pas POSSIBLE non !?! ... heuu.. bon.. oui enfin... ce.. c’est pas grave hein on s’en fout... ... mais quand même c’est abusé nan !? :D ;)

Bref ma peine « explosait » sur des trucs comme ça quand j’étais en trop grand déséquilibre.. ce qui m’arrivait relativement souvent (je ne sais pas 2 ou 3 fois par mois) car je suis assez « heureux » en fait dans ma vie, au sens où je n’ai pas trop de problèmes, je suis pas trop mal physiquement, mes parents sont des intellos qui m’ont assez bien éduqués, ils m’ont poussé à faire des études donc je trouve du boulot assez facilement, ils ne m’ont pas trop « chargé » en « bidouilles » psychologique.. j’ai eu de la chance quoi, mais du coup j’avais pas grand chose pour focaliser mes peines !

Donc voilà c’était des purs flippes, la nuit sur des sujets dont je n’avais plus rien à foutre un quart d’heure plus tard :) ... D’ailleurs c’est ce qui est incroyable avec les angoisses, c’est une soupape de sécurité super bien foutue pour les grands déséquilibre de peine, mais ça reste quand même bluffant à quel point on peut trouver complètement banal de ce qui nous a fait tant paniquer quelques instants plus tôt !! :O ... franchement c’est délire je trouve.. les cauchemars c’est un peu pareil.. mais j’en ai pas eu trop de ça. Ou alors si mais petit.. ;)

Bien sur aujourd’hui ce n’est plus du tout ça. Avec les années d’observations, à essayer de comprendre, de ressentir ce qu’il se passait, je « sais », je « sens » quand la peine se remplie un peu trop, quand je commence à être un peu trop en déséquilibre, il y a des signes qui ne me trompent plus : si je m’énerve facilement pour le moindre truc qui ne marche pas immédiatement comme je voudrais, si je commence à penser un peu trop à des ex « plus ou moins » récentes, ou aux « problèmes du moments », en gros si mon cerveau commence à essayer un peu trop de « chercher une raison » de peine...

Tout le monde le sent d’ailleurs quand « ça ne va pas bien », mais les gens sont intimement persuadés que c’est bien « à cause » de « quelque chose » qu’ils se sentent mal, même s’il n’y a rien, même si c’est juste un simple déséquilibre comme la plupart du temps... Mais non ils continuent de chercher frénétiquement un « coupable« , tant que ce n’est pas « fini » :| ... Et l’inventivité dont ils font preuve dans ce domaine est tout simplement phénoménale, ça tire littéralement sur tout ce qui bouge : le conjoint, les enfants, les collègues, les étrangers, le mauvais temps, etc etc... phénoménale.. Moi bien sur, quand je sens que « ça ne va pas », non seulement je ne cherche plus de « coupable » mais en plus je disculpe la plupart de ceux qui « essayent de se présenter » (mes ex, mes problèmes, etc..), et bien sur je n’attends plus que ça explose comme dans le bon vieux temps en pleine nuit dans un délire métaphysique, non, je me met en mode .. « peine » !

Qu’est ce que ça veut dire.. ce n’est pas évident à expliquer mais je peux essayer : en fait on a tous une sorte de « système de contrôle » sur nos sensations « dans la tête », on peut nettement « faire pencher la balance de notre humeur » d’un coté ou de l’autre… Par exemple on peut tous plus ou moins se « forcer » à être « joyeux » quand un gros connard bourré te tape dans le dos dans une fête en te disant « – aller quoi !! fait pas la gueeeule !! ha ha ha faut rigoler un peeeu beuarrr !!!!! » :s .. Mais il a un peu raison.. :| on peut en effet se « forcer à rigoler un peu ».. ne serait-ce donc, comme dans ce cas, pour ne pas trop se faire emmerder par les gens « heureux » ! :evil: .. bon c’est juste un exemple hein ça m’est jamais arrivé.. heuu.. où alors il y a longtemps :s ;)

Ce « système de contrôle » de nos sensations est d’ailleurs assez connu, plus ou moins consciemment, c’est ce qui conduit généralement les gens à penser que le bonheur tient simplement à un « état d’esprit », ils pensent qu’en faisant pencher la balance du coté de la joie en permanence on peut être « heureux »… Evidemment ça ne marche pas sur la durée, au bout d’un moment à forcer nos sensations en mode joie, un grand déséquilibre se forme et ça nous explose à la figure (pour être poli ;) ) dans une forme de peine excessive et incontrôlée, au choix : colère, angoisse, violence, destruction :| , etc…

Bref ce « contrôle » existe bien, et il fonctionne dans les deux sens !… On peut aussi se mettre en mode « peine ».. autant qu’en mode « joie »... Et dans mon cas, à force de l’utiliser il est devenu très conscient et très « fonctionnel ». En gros en me concentrant un peu, en fermant les yeux et en « ouvrant les vannes » très rapidement je ressens la « peine en attente »… Alors c’est dur, certes, ça reste de la « vraie » peine, mais c’est « supportable ». Si je le fait trop tard, si j’attend trop, ça peut être un peu plus difficile, mais la plupart du temps comme je m’y prend largement à temps j’ai juste à « lâcher la bride » et à attendre que ça passe comme on dit...

J’essaye de le faire « régulièrement », par exemple au moment de m’endormir, mais pourquoi pas dans le métro aussi... ou en conduisant.. :P nan j’déconne ! :D ;) ... Ca peut durer un quart d’heure environ.. des fois plus, ça dépend bien sur des « joies » qu’il y a eu avant.. je me rappelle d’un week-end de pures folies avec une copine où je vous passe les détails (pas seulement sexuel d’ailleurs) mais j’en ai eu facilement pour deux heures à « récupérer » le soir du retour.. un record !! :o ... Bon j’aurais pu faire passer ça plus tranquillement en restant au calme quelques jours et en écoulant plus doucement cette peine sous forme de « méditation », de peine légère mais plus sur la durée, tout aussi valable, mais je suis plutôt du genre à vouloir en finir une bonne fois pour toute rapidement et passer à autre chose.. à chacun de choisir son truc.

Je me suis souvent demandé si ça pouvait être « mauvais » pour le cerveau, voir dangereux, des niveaux de peine relativement « importants » comme ça, mais non.. ça ne m’a jamais fait de « mal », au contraire, je suis plutôt en excellente santé depuis, jamais malade, même pas un rhume, et je me demande si c’est pas un peu a cause de ça que j’ai arrêté de vieillir :D ;)

Par contre j’ai vu les dégâts que produisait un déséquilibre important plus ou moins permanent sur certaines personnes.. :s c’est moche.. il y a un passage terrible de voyage au bout de la nuit qui parle de ça :

    Et puis à se vanter entre-temps qu’on y est arrivé à s’en débarrasser de sa peine, mais tout le monde sait bien que c’est pas vrai du tout n’est ce pas et qu’on l’a bel et bien gardée entièrement pour soi. Comme on devient de plus en plus laid et répugnant à ce jeu-là en vieillissant, on ne peut même plus la dissimuler sa peine, sa faillite, on finit par en avoir plein la figure de cette sale grimace qui met des vingt ans, des trente ans et davantage à vous remonter enfin du ventre sur la face. C’est à cela que ça sert, à ça seulement, un homme, une grimace, qu’il met toute une vie à se confectionner, et encore qu’il arrive même pas toujours à la terminer tellement qu’elle est lourde et compliquée la grimace qu’il faudrait faire pour exprimer toute sa vraie âme sans rien en perdre.

:O ça tabasse hein ?...

Pour finir j’ajouterais un bémol car ce n’est pas toujours un avantage pour moi de prendre en grande partie « en charge » ma peine dans un monde ou les gens dans une large majorité ne la prenne pas DU TOUT en charge justement.. la plupart des gens pour l’évacuer inventent plus ou moins consciemment des conflits entre eux, disputes, bagarres, colères, agressivité.. avec lesquels je suis un peu en « décalage » on va dire.

Mais heuu.. nan, sinon ça va :) ;)

 
 
 

L’oeuf ou la poule

Les joies et les peines dans nos vies sont généralement provoquées par des événements « extérieur ». Une bonne ou une mauvaise nouvelle, l’acte de quelqu’un, une information dans les médias, .. il y a juste des milliards de raisons possibles, on est d’accord.

Le hic c’est que le même genre d’événement ne provoque pas toujours la même sensation… Un jour on ne supporte pas la moindre remarque de qui que ce soit, un autre jour ils peuvent bien penser ou dire ce qu’ils veulent, on s’en fou un peu… Un jour ça nous gonfle, mais grave, d’aller bosser, un autre, à la limite, on est presque content.. ou en tout cas ça ne nous dérange pas… Un jour on sera affecté d’apprendre qu’une personne est morte dans des circonstances « injustes » aux informations, un autre jour on est pas vraiment touché… Un jour tout nous agace, un autre tout glisse sur nous sans nous affecter vraiment…

En premier lieu pour expliquer ça il y a le phénomène « d’habitude » à l’événement en question, si on se voit offrir 5 fois des fleurs dans la journée, à la fin ça fera tout de même un peu moins plaisir que la première fois c’est probable..

Mais classiquement on l’expliquera plutôt en disant qu’il y a des jours ou on est de « bonne humeur » et d’autre ou on est de « mauvaise humeur ». Et c’est pas mal.. :) En effet, au sens du déséquilibre, être de bonne humeur correspond a un état de déséquilibre du coté de « trop de peine », donc une forte sensibilité à la joie et être de mauvaise humeur correspond a un état de déséquilibre du coté de « trop de joie », donc une forte sensibilité à la peine.

Jusque’ici tout va bien ;)

Mais si parfois quelque chose provoque une sensation et si d’autres fois cette même chose ne provoque rien on est en droit de se demander si ça ne serait pas plutôt l’état dans lequel on est qui permet a l’événement de provoquer un effet, et donc « d’exister » d’une certaine façon !! :)

Nous donnons de l’importance aux choses dont notre état d’équilibre « du moment » à besoin, le reste passe inaperçu. C’est donc d’une certaine manière notre état d’équilibre (ou plutôt de déséquilibre), donc nos « manques » qui « créés » les événements… Le plus souvent.

Voilà, dans la majorité des cas c’est bien notre état d’équilibre qui détermine les événements auxquels nous allons donner de l’importance, et que nous allons donc faire « exister« , dont nous allons nous souvenir, et non les événements qui provoquent des sensations.. c’est drôle non ? :)

Enfin, il me parait important de savoir que c’est l’oeuf qui a créé la poule ! :) en effet selon la théorie de l’évolution (largement admise de nos jours) par un processus de mutation génétique l’oeuf de poule à été pondu par un animal très proche de la poule mais qui ne peut pas encore être considéré comme une poule.. et toc ;)

Fondements scientifiques

Suite au commentaire de Blue sur Euréka :

qu’est ce qui pourrait bien justifier un pareil équilibre ? sur quelles études, fondements scientifiques vous basez vous pour l’expliquer ?

j’ai commencé à faire une réponse mais comme ça devenait un peu long (et vu que c’est un sujet très intéressant aussi) j’ai décidé d’en faire un article que voici :

« Scientifiquement » on reconnait certains cas « d’alternances de sensations » (ça aurait été difficile de ne rien voir..) Et dans chacun des cas les sensations « agréables » sont de même intensités que les sensations « désagréables ». A tel point qu’on qualifie les cas en fonction de l’intensité des sensations qui s’alternent (ce qui est tout de même remarquable..) Ca donne, dans l’ordre croissant, d’abord pour des alternances de sensations « légères » : la cyclothymie. Ensuite, ça n’est pas encore considéré comme une maladie mais on note que ça pourait le devenir : la dysthymie. Enfin pour des alternances de sensations d’intensité plus « forte » le trouble bipolaire, et là on est pratiquement dans la psychose.

Donc aujourd’hui, une personne ayant des « sensations négatives répétitives », même une personne étant parfois triste, maussade ou simplement cafardeuse, si ça se répète, est considérée comme ayant un « trouble »… Alors que c’est normal, c’est pour tout le monde pareil, puisque c’est comme ça que ça marche !… Et le vrai problème c’est que tout les « états de peines » tristesse, mélancolie, nostalgie, vague à l’âme, cafard, chagrin, puisqu’ils sont associés à des « dysfonctionnements » deviennent tous inavouables, pratiquement honteux, et on érige le plaisir et les états « heureux » comme une obligation…

Je fulmine moi quand je vois des gens en train de gronder des enfants parce qu’ils ont l’air « un peu triste », c’est à ce moment qu’on leur inculque « l’obligation » d’afficher toujours cette « bonne figure » ridicule quel que soit leur véritable état intérieur, et c’est comme ça qu’apparaît la culpabilité de se sentir « mal »… C’est très dangereux de « se forcer à être bien », ça alimente des déséquilibres importants avec toutes les conséquences que ça implique, angoisses, colères, haines.. même des insomnies ;)… Je crois qu’en ce moment il y a cette espèce de mode hédoniste, de recherche du plaisir à tout prix qui ne supporte pas la moindre forme de « peine ». Et c’est encore pire, bien sur, quand la personne ajoute à ce comportement des substances qui « l’aide » à maintenir plus longtemps son « plaisir ».

On traite souvent n’importe quelle « peine » avec des médicaments… Alors que la plupart du temps il faudrait juste « calmer sa joie »… Un peu :) (excellent titre ça pour un article : « Calme ta joie » !! :D ;)) On ne devrait prescrire des médicaments que lorsque les « oscillations » deviennent trop « fortes »… D’ailleurs les seuls médicaments ayant à mon sens un intérêt sont les régulateurs d’humeur mais ils ne sont pas du tout au points car pendant longtemps la recherche à ce sujet n’a pas été prioritaire, on leur préférait des substances (plus simple) procurant directement une forme de plaisir.. jusqu’à ce qu’on se rendent compte que c’était encore pire après avec ce genre de traitement (évidement).

L’équilibre systématique des sensations est donc encore assez loin d’être reconnu « officiellement ». (Et l’espoir d’être « heureux à jamais » est sauf :) … En effet, c’est amusant de le noter, le « bonheur absolu » n’existe que sous forme d’espoir, dans « l’imaginaire » des gens, à des conditions « spéciales », improbables, comme le loto, un amour inaccessible, une célébrité, ou simplement une carrière ambitieuse.. et concrètement personne n’est « heureux à jamais », même pas ceux qui ont gagné au loto, il faut le savoir.)

Le point de vue « officiel » n’a d’ailleurs aucune « valeur absolue », ces quelques « points de vues officiels historiques » sont exemplaires pour bien s’en rappeler :

  • jusqu’au début du 18eme siècle on considère officiellement que la Terre est le centre de l’univers..
  • jusqu’a la moitié du 19eme siècle les médecins ont refusé de se laver les mains (surinfectées donc) pour faire accoucher les femmes après avoir pratiqués des dissections « mains nue » à la morgue. Il s’ensuit un taux de mortalité approchant les 18 % des femmes accouchées dans ces conditions… Le fait était tellement connu que bien des femmes préféraient accoucher « dans la rue » (!!) plutôt que d’être conduites à l’hôpital… Les médecins n’avaient aucune envie d’avouer qu’ils étaient responsables de tant de morts… :o :( (jusqu’a la moitié du 19eme siècle…!!)
  • enfin bien que les dangers de l’amiante aient été identifiés clairement dès le début du 20eme siècle, jusqu’au milieu des années 1980 on considère officiellement qu’il n’est pas dangereux de mettre de l’amiante dans les faux plafonds des écoles de nos chers petits.. :evil:
  • Donc le point de vue « officiel », il faut l’écouter (tout de même..), mais il ne faut pas hésiter à le remettre en cause, surtout en ce qui concerne le « plaisir » car voici très souvent ce qu’on lit à son propos, ici par exemple dans un article sur les endorphines : « Les recherches sur la complexité et la spécificité des mécanismes du plaisir … en sont aux balbutiements » ;)

    Eureka

    C’est marrant j’ai l’impression de n’avoir parler à personne de la façon dont j’ai « découvert » cet « équilibre des sensations » il y a.. heuu.. mince :s super longtemps maintenant.. arf comme le temps passe… Bref, j’allais au travail en voiture, j’étais dans les bouchons, rien dans ma vie n’était « particulier », il faisait moche, et c’était Lundi matin ! La totale donc. En tout cas largement assez pour avoir toutes les raisons de ne pas me sentir dans ma « meilleure forme » on va dire… Et d’un seul coup je me rend compte que nan ! je me sens super bien :o !! Primesautier même !!! Immédiatement mon cerveau de scientifique détecte un BUG, lève une alerte (lol..) et je commence à me poser des questions (même pas peur..) :

    Normalement si toutes nos sensations sont déclenchées par « quelque chose », par exemple notre état de santé ou des évènements extérieurs, là, pour le coup je n’aurais pas dû me sentir bien.. il y avait un problème !.. A moins que..!? :o :idea: : les sensations n’aient un système de fonctionnement « spécial » en plus des différentes « raisons » et causes qui peuvent les déclencher… Un système supplémentaire indépendant de ces raisons et causes… c’est alors que j’ai envisagé l’hypothèse : les sensations agréables sont en même intensité/durée que les sensations désagréables.

    Conclusion : j’avais passé un week-end de merde :) .. probablement.. et je venais de faire une découverte qui allait changée ma vie… Complètement :o

    A partir de ce moment, passionné par mon nouveau jouet, j’ai commencé à chercher des preuves pour vérifier mon idée. Je crois que parmi mes tout premiers « bon sang mais c’est bien sur ! c’est a cause de ça que… » il y a eu celui là : « bon sang mais c’est bien sur ! c’est a cause de ça que les gens riches, célèbres, beau et tout n’ont pas l’air plus heureux que nous !! :o « . Et aussi en particulier je me rappelle d’un exemple, à l’époque, qui m’avait bien frappé car il est tellement évident, c’est un cas d’école en fait : le célèbre fou-rire de Sérillon et Boujenah… Les fou-rires sont des exemples « classiques » de déséquilibre important, une sensibilité très importante au groupe des sensations agréables, qu’on ne peut plus contenir et qui « explose »… Un peu comme les « montées d’angoisses » par exemple dans « l’autre sens »… En effet le Téléthon est un évènement « triste », sur une longue durée et il faut afficher une attitude « sombre » tout le long, même pendant la préparation de l’évènement j’imagine… Alors au bout d’un moment Sérillon et Boujenah ayant tellement ressenti de sensations « tristes », ont « explosés », de rires, ils ont « craqués ». Il le dit d’ailleurs « c’est les nerfs » :) …

    Et c’est remarquable : « les nerfs ».. on accuse toujours toute sorte de « faux coupables ».. donc là, on accuse.. les nerfs ! :o .. Parmi les « grands candidats coupables classiques » il y a aussi « le conjoint » (est-il besoin de le rappeler..), et la fatigue aussi souvent pour expliquer les « pleurs désarmants » des enfants… Mais bien sur, tout ça, c’est juste du « déséquilibre ».

    Vous allez me dire ( :D ;)) :

    « – ils n’ont qu’a « afficher » le fameux masque sombre de circonstance et « ressentir » du bien être tranquillement « dans leurs têtes ».. comme ça ils ne se « déséquilibrent » pas trop et ne risque pas « d’exploser » en fou-rire (ce qui la fou un peu mal quand même au milieu de gosses qui meurent d’une maladie (disons qu’une fois ça va mais si ça se répétait se serait juste la fin de l’émission..)) »

    Hé non ;) on ne peux pas ! C’est dommage mais c’est également une chose que j’ai constaté rapidement, c’est très difficile de ressentir une sensation et d’en « afficher » une autre.. En tout cas moi j’ai du mal. (j’aimerais bien savoir si c’est pareil pour les gens d’ailleurs..)

    D’autres vont me dire un truc du genre :

    – Mais non, si tu te sentais bien dans ta voiture ce matin là c’est parce que tu avais un bon « état d’esprit »… C’est ça LE secret du bonheur..! garder un état d’esprit « positif », même si les évènements qui nous arrivent sont pas terrible, ou simplement « insuffisant »…

    Bah voyons, si pour être « heureux » il suffisait d’avoir juste un « bon esprit » (c’est à la mode je crois en ce moment..?), et si ça marchait ;) ça ferait loooongtemps que ça se saurait et qu’on serait dans le monde merveilleux des Bisounours sur terre :P C’est un truc qui peut marcher un moment, si on est pas trop en déséquilibre, car en effet on peux « influencer », « diriger » en fait ses sensations (même dans le sens « désagréable » d’ailleurs, ce qui est providentiel..) et ça n’est pas une grande découverte, tout le monde s’en rend compte avant 5 ans je pense, mais voilà quand il y a un « trop plein » de l’un des deux groupes, l’autre groupe commence à devenir « pressant »… Et c’est marrant parce qu’on s’en rend compte très vite aussi de ça, j’ai noté des phrases étonnantes de mômes du genre (après avoir pleuré « sans vraiment de raisons »..) : « ça y est, j’en ai plus de la tristesse » ou au sujet d’un autre enfant pleurant, dire sur un ton étonnamment « compréhensif » : « il doit faire sortir ses larmes, c’est pas grave » :o … En grandissant apparemment on oublie ;)

    Bref après avoir fait ma petite « découverte » j’ai cherché des « preuves » (et j’en ai parlé à.. tout le monde ! ;) ) pour « vérifier » l’idée. Avec tout les indices « confirmant » que j’ai trouvé, comme je le disais, il m’a fallu à peine quelques années pour être à peu près certain qu’en effet, ça fonctionnait bien comme ça. Mais ce n’est pas fini, ça c’est juste la règle « générale », ensuite il faut préciser l’idée, et son intégration dans nos vies… Et ça prend du temps en fait on ne se rend pas compte… Quand on a le résultat tout fait, là, c’est facile, mais quand on avance en territoire inconnu, sans savoir ce qui est juste ou pas, à devoir vérifier chaque hypothèse (quand on en a trouvé..) c’est comme d’avancer dans le noir dans un labyrinthe, ça prend du temps quoi…

    Le dernier fignolage (en avant première ;) ) c’est qu’en pratique, les « événements » de notre vie, les choses qui nous arrivent, nous font plus ou moins d’effet en fonction de nos « besoins en sensations » du moment, donc en fonction du « déséquilibre » actuel. Un événement nous sera indifférent si on a besoin de rien « en peine » ou provoquera une véritable angoisse si on est en grand déséquilibre.. de la même manière dans l’autre sens un truc ne nous fera pas rire du tout si on a besoin de rien « en joie » ou bien déclenchera un fou-rire si on est en grand déséquilibre. Nous faisons donc coller « bon an mal an » nos besoins en genre de sensations aux événements du moment… Et des fois, une même nouvelle (pas vraiment « typée » de façon agréable ni désagréable) provoquera l’une ou l’autre des sensations selon le besoin :o … Là c’est très fort :) ;)

    Le bonheur

    Bon, c’est bien gentil de dire qu’on se sent autant bien que mal quoi qu’on fasse, mais du coup, c’est quoi le « bonheur » !?..

    Ben oui, tout le monde est d’accord, même les philosophes (pour une fois) le bonheur à la base c’est de se sentir toujours bien !.. mais maintenant comme on sait qu’on se sent autant mal que bien, ça n’existe plus tout simplement le bonheur ?

    Remarque on aurait pu s’en douter puisque justement « avant » personne n’y arrivait, au ‘bonheur’. Evidement... Mais au moins on savait ce qu’on « cherchait » : à se sentir toujours bien.. ou « très » bien pourquoi pas.. ou juste « un peu » bien, de bonne humeur.. ou alors au pire normal ! ;) mais surtout pas mal en tout cas, même pas un peu !

    Bon ben alors maintenant..!? qu’est qu’on doit « chercher » à faire sachant que c’est impossible de ne pas être « un peu » mal si on se sent au moins « un peu » bien à d’autre moment, que c’est impossible de ne pas se sentir « très » mal si on se sent « très » bien à d’autre moment ? qu’est ce qu’il faut faire pour essayer d’atteindre, ou juste d’approcher un nouvel état que l’on pourrait rebaptiser « bonheur » et qui ne serait plus défini par la « quantité » de « bien être » et de « mal être » puisque c’est forcément exactement égal...

    Notre seule « marge de manoeuvre » se trouve dans le contrôle des raisons qui « provoquent » nos sensations... Ce qui nous fait plaisir, rire, sourire, ou ce qui nous rend triste, mal, inquiet est différent d’une personne à l’autre, dépendant énormément de nos choix de vie. En effet on peut choisir de « se mettre en situation » de vivre des joies, « chercher les plaisirs », ou les éviter simplement... Et du coup on aura un contrôle sur la peine que l’on vit aussi.

    Une première solution serait de faire comme Spock, de faire en sorte de ne « rien » ressentir, ni joie, et donc ni peine... Dans ce cas il faut éviter de se mettre en situation de ressentir quoi que ce soit, ne pas trop « sortir » et surtout rester de marbre en toute occasion, mettre ses sensations en « sommeil »... On peux y arriver.. surtout si on en prend l’habitude... Ce n’est pas si facile que ça car les gens qui choisissent ce mode de vie ne se rendent pas compte par moment qu’il sont dans le « territoire de la joie », une joie légère certes, une sorte de contemplation, mais une joie quand même... Et si elle s’accumule, au bout d’un certain temps évidement, ça peut « exploser » en peine, une petite explosion peut-être, mais ça pourrait surprendre les intéressés pensant être dans un l’équilibre « parfait » :) Dans l’autre sens ils peuvent aussi confondre l’état zéro qu’il visent avec une peine très légère mais encore une fois une peine quand même, ce qui les conduira en s’accumulant lentement à une « explosion » de joie incontrôlée aussi, sous forme d’insouciance ou de bonne humeur excessive, et ça pourrait les surprendre de la même façon pensant être dans un équilibre « parfait »... Mais avec un peu d’entrainement ils finiront par bien se connaitre et à rester en « territoire neutre », même si ce ne sera pas toujours facile. Ca nous fait une vie pas très sexy mais c’est « jouable » :) Pourquoi pas, il faut de tout pour faire un monde et en l’occurrence ce sont des gens à qui je confierais volontiers la gestion des « affaires » ;)

    Selon moi, cette première solution ne saurait être associé au « bonheur » car dans la notion de bonheur il y a la composante « plaisir » qui est importante tout de même et elle en est largement absente...

    Une deuxieme solution à l’inverse extrême consiste à « croquer la vie à pleine dents » comme on dit, dans ce cas on cherche en permanence à se mettre en situation de s’amuser au maximum, rire, participer a toute les fêtes, s’envoyer en l’air pourquoi pas, boire de l’alcool probablement, ou pire... Mais alors il faut accepter la contre partie dans ce cas : un très grand volume de « mal être » pour compenser tout ces plaisirs, des réveils « terribles », des journées entières passées à se morfondre, perdues, pour « récupérer » comme on dit, rééquilibrer en fait... Le problème de ce style de vie c’est que ces moments de « peines » sont difficiles à supporter, le volume à rattraper est tellement important qu’il est presque impossible à « contrôler » et il est probable qu’a certain moment ça prenne des formes excessives : angoisses, anxiété extrême, colère et violence pourquoi pas... Mais c’est une vie qui tient la route même si du point de vue de la santé ce n’est probablement pas ce qui se fait de mieux évidement... On peut « vouloir » choisir ça, je le comprend parfaitement, mais avec ce style de vie ce n’est pas toujours facile de ne pas « emmerder les autres » avec ses grandes joies (tapage nocturne par exemple) et ses peines (colères, violences par exemple) ;)

    Selon moi, cette deuxieme solution non plus ne peut être associé au « bonheur » car dans ce mode de vie il y a bien des plaisirs importants cette fois mais les grandes « souffrances » qui en découle ne saurait faire partie du « bonheur »...

    Une troisième solution, intermédiaire, est faite de plaisirs « raisonnable », sans « excès », des joies peut-être simples parfois, mais des plaisirs tout de même, et la contrepartie dans ce cas est d’avoir des peines « supportables », c’est le maître mot de ce mode de vie : des peines « supportables » et c’est le choix qui me convient personnellement. Mais il reste tout de même deux problème dans ce mode de vie, surtout si on veux en être « sincèrement » satisfait : il faut d’abord que les joies qu’on a soit celles qu’on « recherche » et il faut aussi que les peines qu’on a soit des peines qu’on accepte... Je m’explique :

    Voyons d’abord la partie simple :) : les joies qu’on recherche :

    Quelles « raisons » de joies, quelles « cause » de plaisir est-ce qu’on va « préférer » ? Y a t’il simplement une « raison » de joie que l’on préfère plutôt qu’une autre ? Pour ma part oui sans aucun doute : par exemple personnellement le samedi soir je préfère rencontrer des gens et discuter plutôt que de regarder seul une excellente émission à la télévision, si exceptionnelle soit-elle... En effet, même si je profite autant des deux soirées sur le moment, une fois la soirée terminé, la « soirée télé » me laissera un petit gout amer, une impression de « solitude » qui ne me plait pas beaucoup... Je n’ai pas dit que c’était un choix « absolu », le meilleur, j’ai juste dit que je préfère la compagnie plutôt que la solitude, il y aura sans aucun doute des gens qui préféreront la solitude bien tranquille à la maison plutôt que d’aller être obligé de parler toute une soirée à des gens...

    Les joies que l’on préfère, et pour aller plus loin, les joies et les plaisir que l’on recherche dépendent bien sur de notre éducation, de nos expériences et sont très différentes d’une personne à l’autre. Si nous sommes « habitué » à un moment de notre vie à prendre un cocktail sur un bateau dans les Antilles alors évidement ça ne nous fera pas autant plaisir de le faire « encore » et ce ne sera donc pas ce qu’on recherchera le plus à ce moment... Si on est habitué a prendre le métro pour aller bosser tout les jours depuis des mois alors par contre cette idée nous enchantera :)

    Classiquement on rechercha une liste de plaisirs inaccessible dans l’instant présent, et dès qu’on en obtiendra un ou plusieurs (si on y arrive) on en profitera jusqu’a s’y habituer plus ou moins rapidement pour ensuite cherche autre chose.

    Et maintenant le point le plus difficile ! des peines qu’on accepte :

    Quelle raisons de peines est-ce que l’on veut !? AUCUNE !! ha ha :) ... Oui mais c’est impossible ! ;) bon bon :) .. alors puisqu’il faut vraiment choisir, immédiatement ce qui me vient a l’esprit c’est que j’aimerais qu’elles soient supportables ! Car en effet, ce qu’il y a de pire dans la peine c’est quand elle nous « submerge », quand elle est incontrôlable comme dans les angoisses ou l’anxiété ou la colère :(

    Qu’est ce qui est « supportable » donc ? Un exemple classique consiste à faire le bien d’autrui par un effort personnel : en effet, donner de la soupe à des sans-abris par exemple n’est pas évident, il faut se rendre sur le lieu de distribution, aider à la préparation/l’installation, être confronté à la misère évidente de ces personnes, le tout sur son temps libre... Mais cette peine peut-être largement acceptée, justifiée presque, pour avoir « aider » son prochain comme on dit.

    Une femme mariée m’avait dit un jour qu’aussi étonnant que cela puisse paraître, les taches ménagères « l’aidait » dans sa vie... En fait cette femme « acceptait » de vivre « tranquillement » ses peines en faisant la vaisselle, en nettoyant l’appartement, préparant à manger, etc... Et finalement ça conduisait à un résultat inattendu : elle était plus « forte », bien plus forte même, moins en déséquilibre en fait, que son mari, qui était baigné dans des plaisirs télévisuels, peu d’efforts, et en grand déséquilibre, à la limite de l’anxiété chronique... Ce dernier sombra dans une importante dépression quand elle le quitta, considérant que cet homme n’était plus source de plaisir suffisant pour elle.

    Après si ces « raisons » de peines ne suffisent pas il faut rééquilibrer par soit même, « manuellement » si je puis dire :) et c’est ce que je fais personnellement de temps en temps ;)

    Un exemple classique pris dans la vie de tout les jours pourrait être celui ci : quelqu’un ayant un partenaire qu’il aime vraiment, au moins un peu, pas seulement pour ne pas être seul (comme c’est fréquent..) Des enfants pour lesquels il fait les efforts nécessaires pour bien les éduquer, ce n’est pas facile, encore une fois c’est une sorte de « peine », mais du coup ils ne sont pas trop chiant et cette personne se sent bien avec eux, passe de bons moment parfois avec. Ses peines sont donc bien réelle et l’équilibre est respecté, mais il ne les subit pas « trop », elle voit ces dernières comme une sorte de « passage obligé » lui permettant de profiter par ailleurs des bons moment, donc ne s’en plaint pas, elle sait qu’il n’y a rien à faire pour les éviter et elle les accepte et ça change tout !

    Alors voilà, puisqu’on doit ressentir autant de sensations des deux groupes le « bonheur » n’existe pas vraiment en fait (quel découverte tu parles) mais quand même, si on devrait définir des « objectifs à atteindre » dans la vie, ce serait simplement d’être « satisfait de sa vie » en « ayant » les joies qu’on « recherche », et des peines qu’on « accepte »

     
     
     

    Le sexe

    Je me suis longtemps demandé si le plaisir sexuel « comptait » dans l’équilibre (voir l’introduction) car ce n’est pas si évident puisque c’est un plaisir purement « physique » (même si l’aspect psychologique est très important pour le « démultiplier ») mais à la base il s’agit bien d’une « stimulation physique », presque « mécanique », alors on est en droit de se demander si la conscience « comptabilise » cette partie de la même façon que les plaisirs d’origines plus « spirituelles » ?...

    La réponse est sans appel : oui, ça compte ! :'( ... Bien sur j’ai envie de dire même... (ça aurait été trop beau)

    Ca ne posera pas vraiment de problèmes aux couples qui font l’amour en cinq minutes tout les deux ou trois jours, mais une « véritable activité sexuelle », à savoir une grande intensité de plaisir pendant « longtemps » (deux ou trois heures par exemple ! :) ) alimentera un déséquilibre important qu’il faudra savoir gérer... En plus, la tension, la sensibilité au groupe du « mal-être », à la « peine », est d’autant plus importante que le déséquilibre se produit avec une forte intensité dans un temps relativement court.

    Les réactions dans ce cas sont donc souvent extrême, et elles sont toutes possibles mais en général si l’origine du plaisir sexuel est « solitaire » alors la « réponse » sera plutôt basé sur une gamme « créative » à base d’anxiété importante, d’angoisse la nuit, vertiges, malaises « physique » dans les cas avancés, ou de façon plus extravertie : un état fortement agressif envers les gens par exemple…

    Si le plaisir sexuel « important » se trouve dans le cadre du couple « installé » alors on dispose de toute la gamme des « peines amoureuses classiques ». On se sera mis d’accord au cours de notre histoire sur un ou plusieurs « conflits chroniques » bien acceptés par l’un et par l’autre, des disputes souvent basées sur du trop ou du pas assez comme par exemple : regarde trop la TV, dépense trop, n’a pas assez d’attentions, bois trop, n’écoute pas attentivement le récit de la journée pourrie que l’autre vient de passer, rentre trop tard sans prévenir, etc, etc, etc.. des jugement subjectifs difficiles à nier complètement mais qui pourrait ne pas exister du tout s’il n’y avait pas eu de déséquilibre. Et dans les cas où ce dernier est vraiment important ça peut-être un peu plus « grave » : angoisse d’être quitté, jalousies, exaspérations, violences même :( ... Les peines « familiales » sont accessibles pour ceux qui ont des enfants : inquiétudes excessives et angoisses injustifiées à leurs sujet...

    Pour les couples récents c’est différent et plus compliqué, ils sont censés être sur un nuage et ne « s’autorisent » aucune peine ensemble sous quelques formes que ce soit (sous peine de faire exploser la relation) et à ce moment les seules peines possibles sont solitaires et basées en général sur le manque de l’autre ou sur la peur de ne pas lui « plaire » assez donc d’être « quitté ». Bien sur puisque ce sont les seules « solutions » possibles à ce moment il sera sage de ne pas se rendre trop disponible et de ne pas rassurer trop rapidement l’autre sur ses sentiments (même si on en meurt d’envie !! :) ;) )

    Mais le mieux, dans le cas d’une véritable activité sexuelle, naissante ou établie, c’est de « prendre en charge sa peine », « prendre sur soi » donc, par exemple en faisant du sport , l’effort physique plus particulièrement qui est une forme de souffrance plus ou moins intense selon l’effort déployé, (ça mériterait un article entier d’ailleurs), et à l’extrême pousser ses muscles dans leurs derniers retranchement est indéniablement efficace pour écouler la « pression de déséquilibre« . En plus ça permet de conserver un physique agréable et « puissant » .. ce qui favorise plutôt une activité sexuelle non !? :))

     
     
     

    Les drogues

    Il y en a beaucoup. Mais celles qui m’intéressent ici sont les plus dangereuses (et les plus répandues) : les drogues à bonheur, celles qui procurent du plaisir « directement ». Les principales sont : cocaïne, héroïne (ou crack), opium, amphétamine (ou extasy), alcool.

    Si on a bien compris mon postulat de base, donc la contrainte de ressentir autant de « joies » que de « peines », on comprend facilement pourquoi ces drogues sont très dangereuses et le problème s’explique presque de lui même et tout simplement : les gens qui sont « accros » aux drogues à bonheur sont toujours en grand déséquilibre il ont une très grande tension émotionnelle dans le sens de la très forte sensibilité à la peine, c’est terrible, et dès qu’ils arrêtent de prendre la drogue à laquelle ils sont « habitué » il se sentent rapidement très mal et sont tentés d’en reprendre… Etant donné qu’ils sont déjà presque au maximum de la tension, le fait de reprendre de la drogue à ce niveau ne leur procure presque aucun plaisir. Par contre ça leur évite de souffrir, donc ils ne ressentent presque rien.. tant qu’ils prennent leur produit… (tu parles d’une affaire prendre de la drogue pour finalement, en substance, se sentir « normal »). C’est simple, terrible, et c’est pour ça que ça marche si bien.

    Comment arrêter ? en supportant la douleur du retour au point zéro. Mais comme ils viennent de très haut ça fait très mal… C’est le « sevrage » (la contrainte d’équilibre était connue à « demi-mot » depuis longtemps avec ces drogues..) S’ils arrivent à supporter de souffrir suffisamment, en fait autant qu’il ont eu de plaisir (et oui l’équilibre..) alors ils sont de nouveau « dans la zone » du point zéro. MAIS c’est sans compter l’inertie des sensations et la difficulté de se stabiliser autour du point zéro quand on a eu de « grande » émotions… Et lors des nombreuses « oscillations » autour du point zéro, bien sur aux moments ou ils « souffrent » ils sont extrêmement tentés de reprendre la drogue… Ca dure longtemps et c’est difficile mais c’est possible bien sur !

    Les drogues à plaisir sont vraiment à éviter, ou en tout cas, pour le coup, il est primordial de bien avoir à l’esprit la contrainte d’équilibre et d’accepter la « peine » correspondante qui s’en suit.